Dimanche la météo annoncée est incertaine, mais avec un petit peu de chance nous pourrions passer entre les gouttes.... dixit les sites météo favoris.
Les compte-rendus de courses mentionnent des conditions de neige très disparates, tandis que les alertes aux avalanches s'égrènent pendant la semaine.
Ces incertitudes ne découragent pas 11 skieuses et skieurs à partir pour Beaune dans la Maurienne.
La course est peu exposée. À l'exception de l'arrivée, les pentes ne dépassent pas les 25° et aucune montagne ne surplombe l'itinéraire.
Après diverses hésitations dues au faible enneigement, la destination sera donc bien le col des Encombres, comme prévu au programme.

Au départ, le vent sur le parking fait redouter une montée et surtout une descente rafraichissante. Heureusement ce mauvais présage ne se réalisera pas.
Nous attrapons la neige quasiment aux voitures, puis un reste de piste de fond encore enneigée nous permet de gagner en altitude.
Nous serons presque seuls pendant toute la montée. Cette dernière est longue, il y a environ 1000m à grimper avec très peu de pente, donc des km à parcourir.

Après quelques courtes poses, nous arrivons sous la crête sommitale. Elle est défendue par une neige béton et une corniche quasi continue. Nous atteindrons le sommet en déchaussant les skis pour passer un petit épaulement en neige bien dure.
Si le vent ne s'est pas fait sentir à la montée, la crête est bien aérée et la descente s'effectue sans trop tarder en désescaladant les mêmes marches.

La descente à skis sera le moment le plus délicat de la sortie. Comme perçu à la montée, la neige est irrégulière, pour ne pas dire plus. Si la partie haute est encore bien skiable pour beaucoup, en dessous de 2000m après la pause casse-croûte à l'abri du chalet de la Bachellerie d'en haut, la neige est de plus en plus croûtée et quelques uns se font prendre par les pièges dus à un regel de surface très inégal. Enfin nous retrouvons la piste de fond de la montée et une certaine dignité.
Toutes ces longueurs et difficultés nous ont fait passer un bon et long moment en montagne. Mais sur la route au retour nous nous confrontons aux milliers de véhicules des skieurs de piste descendant des stations. C'est une redécouverte déconcertante pour les adeptes des horaires décalés.