Après les précipitations de la semaine passée la Chartreuse est, en théorie, largement recouverte de neige.
Direction le pont des Allemands pour parcourir la combe de Mauvernay. Après St Laurent, la montagne paraît étonnement verte et lors de la montée, les pentes restent obstinément herbeuses. Au pont des Allemands, à 800m, la situation n’a pas évolué. Nous sommes bien surpris et la montée vers la Correrie n’apporte aucune amélioration. Après une courte délibération nous repartons vers la course de replis : le Charmant Som depuis le pont des Cottaves.
L’endroit est nettement plus fréquenté que le précédent : il ne reste que quelques places sur le petit parking au bord de la route.
A cinq, la mise en route est rapide et une fois la route traversée, la montée démarre immédiatement.
Un raide chemin contraint la trace et la neige est durcie par le gel de la nuit sur les traces des descentes de la veille. Il faut faire attention pour ne pas déraper, d’autant plus qu’un petit ruisselet coule dans le passage et n’attend qu’une glissade incontrôlée pour attenter à notre dignité.
Une courte clairière permet un moment de répit avant d’attaquer l’ancienne piste. Parsemée de bosses, mais beaucoup plus large, elle permet toutefois de choisir une trace plus paisible et surtout ensoleillée. Ah, enfin le soleil, après ces semaines de pluie et de nuages.
Le soleil et le ciel bleu nous attirent irrésistiblement et le groupe pousse jusque la crête de Canaples en délaissant la route parcourue par les fondeurs.

Une descente plus tard, nous retrouvons un autre monde : la prairie près de l’oratoire d’Orgeval est peuplée de skieurs de fond et de promeneurs ; plus d’une cinquantaine de personnes et d'enfants font ici une pause.
La route vers la bergerie est bien plate après la montée initiale. Relativement peu de personnes s’y élancent, et même si elle paraît longue, elle se parcourt rapidement. La ferme auberge est quasi recouverte de neige.
Désormais le soleil tape consciencieusement et le groupe franchit la paisible antécime du Charmant Som. Le sommet se cache et il reste encore quelques centaines de mètres avant de fouler le but de la journée.
La solitude en montagne n’est pas pour aujourd’hui : il y a presque autant de monde au sommet qu’à l’oratoire.

Pour une fois, nous pouvons utiliser les « culs secs » et apprécier le casse-croute. La vue est bien dégagée et une fois le ventre plein, nous cherchons à identifier les sommets lointains : la barre des Ecrins et le mont Aiguille se détachent au sud, tandis que le mont Blanc pointe au nord-est au-dessus des Lances de Malissard.

Toutes les bonnes choses ont une fin et malgré le soleil, l'immobilité nous rafraîchit progressivement : il faut entamer la descente. La pente du Charmant Som puis la route s'effacent rapidement. L'ancienne piste puis le chemin prennent un peu plus de temps.

Nous retrouvons la voiture et après un dernier verre nous profitons de la proximité de la Chartreuse pour rentrer avant les bouchons.
by Mireille, Marie-Paule, Robert, Sylvain et Jean-Paul